Tour 20 : Année 10, Automne

  • Le mot du MJ :

    VICTOIRE !

    Alors que Carthage s'attaque à son ancien allié et néanmoins rival et que l'Egypte s'écroule, la Grèce met la main sur les dernières cités qui lui permettent d'assoir définitivement et sans partage sa domination sur la mediterranée.

    Merci à tous d'avoir participé à cette longue partie, et j'espère vous retrouver bientôt sur d'autres campagnes chez Objectif.

    Amicalement

    Jérôme

 

  • La carte


  • Les ordres militaires et les possessions

    Carthage Egypte Grèce Perse Rome
    Tanguy DESCAMPS Fabrice DISSEAU Arnaud PETEIN Frédéric AUDUC Loic MAHE
    F Sic S F Aus
    F Aus S F Tyn:Nea
    F Tyn:Nea
    F Lib S F Ale=Egy
    F Ale=Egy
    F Mes:Aeg r-GoT
    A Cyr H
    A The:Sii
    A Mem:The
    F Lig C A Car=Tar
    F Ber C A Car=Tar
    A Car=Tar
    +F Tha
    A Sii H
    F Sid H r-d
    F Cyp H r-d
    A Ara H
    F Min S F Cre
    A Etr=Mas
    A Rom S F Nea
    A Apu=Rav
    F Nea s A Rom
    F Ion S F Spa=Mes
    F Spa=Mes
    F Cre S F Mil=Aeg
    F Mil=Aeg
    F Syr S F Egy=Cyp
    F Cil S F Egy=Cyp
    F Egy=Cyp
    A Ant S A Dam=Sid
    A Dam=Sid
    A Arm=Dam
    A Che=Sam
    +F Spa
    +F Ath
    Villes : (13)
    Carthage Tharsus Cirta Saguntum Numidia Sardinia Baleares Sicillia Leptis Cyrene Alexandria Memphis Thebes
    Villes : (3)
    Petra Jerusalem Tyre
    Villes : (18)
    Sparta Athena Macedonia Crete Dalmatia Byzantium Vindobona Miletus Chersonesus Sinope Neapolis Ravenna Roma Massilia Damas Antioch Cyprus Sidon

La significations des abréviations :

=
(a)
(i)
:
S/s

Mouvement réussi
Ordre annulé
Ordre impossible
Contré (stand-off)
Soutient effectif / coupé

H
r-
+
-/d

Position tenue
Retraite vers
Construction
Destruction

 

  • Communiqués



    Rome :

    Première partie à ce jeu, l'époque me plait, je vais essayer de faire au mieux.
    Je multiplie les contacts diplomatiques, tout se passe à peu près bien, l'ouverture suit mes plans.
    Puis le carthaginois s'enhardit et je manque de fermeté à son égard, car je ne veux pas m'engager dans un conflit trop tôt. Je cède du terrain, il a la suprématie navale. De son côté, l'égyptien ne tente rien contre lui. Le grec promet un soutien, je dois pouvoir m'en sortir, mais finalement il joue sa propre partition. Alors que j'étais bien décidé à l'aider contre le perse.
    C'est un peu stupide d'avoir été éliminé alors que mes deux voisins ne s'étaient même pas entendus contre moi (en tout cas il me semble).
    En fait, ça semble assez logique à ce jeu, dans lequel chacun n'a que deux voisins immédiats jusqu'à un point assez avancé dans la partie, car personne ne va se risquer au milieu. La diplomatie est donc assez binaire.

    Rome.





    Petit résumé vu de Carthage :

    Au début de cette partie, j'avais arrêté un plan de bataille assez précis ce que je fais rarement d'habitude. Ayant bien étudié, les deux précédentes parties (2 victoires de Rome grâce à des effondrements rapides de Carthage), j'avais décidé d'attaquer d'emblée le romain. Avec une solide alliance avec l'Egyptien, j'ai pu réaliser assez rapidement cet objectif. Il me suffisait notamment de ne pas répéter les grosses erreurs stratégiques de mes prédécésseurs à Carthage.
    Cela n'a pas été très agréable pour Loïc le romain car je n'ai jamais eu l'intention d'être honnête avec lui afin d'arriver au plus vite à mes fins. Trahison sur trahison, plus attaques à répétitions, sans aucun allié sérieux pour l'aider, je sais bien que Loïc n'a pas beaucoup apprécié et j'en suis désolé.

    Le Grec a ensuite profité du gateau sur mon invitation. Nous sommes alors évidemment devenu conccurent autour de l'Italie, les guerres orientales piétinant un peu.

    Pour gagner, je ne pouvais que compter sur mon solide allié Pharaon. Malheureusement le Grec avait fait la même analyse et il fut plus fin que moi en arrivant à retourner l'Egyptien. Ce qui était pourtant à l'encontre de ses intérêts. Je pensais l'avoir bien fait comprendre à mon allié. Erreur. Ce fut le tournant de la partie.

    Dès lors, seul contre deux, je négociais la reddition de mes armées du Nord afin de survivre et de me lancer dans une expédition punitive au Sud.
    Expédition couronnée de succès, l'Egyptien s'effondrant assez rapidemment. Aucun mérite pour moi, nous avions conservé d'excellentes relations
    et il avait décidé, se sachant condamné, de ne plus me résister.
    Succès pour Athènes surtout, qui avait les mains libres au Nord, dégagée de mes pourtant courageux éléphants qui avaient passés les alpes !!!
    Périclès savait dès lors qu'il profiterait du gateau oriental bien avant moi, ce qui allait le mener à la victoire finale.

    Bien vu, rien à redire. Périclès a su attendre son heure et profiter des évênements.
    Ma maman m'avait pourtant raconté 1000 fois l'histoire du lièvre et de la tortue ...

    En conclusion, je remercie tous les joueurs pour cette partie. Relations tendues avec Loïc le romain (c'était pas vraiment de sa faute), difficiles mais très courtoises avec Arnaud le Grec, cordiales (même dans la trahison !!) avec Fabrice l'Egyptien, quasi inexistantes avec Frédéric le Perse, j'en suis navré Frédéric, j'avais de grands projets pourtant ;-)

    Bon vent à tous
    Tangannibal



    La vision grecque du conflit :

    An 01 : Partage équitable avec mes voisins romains et perse. Pas de conflit à l'horizon. j'arrive à prendre trois centres éloignés, ce qui écartèle mes défenses, mais me laisse un centre à cueillir l'an prochain sans combat, ce qui ne sera pas le cas des autres joueurs. Alliance de principe avec l'Egypte contre la Perse.

    An 02 : j'arrive à monter Rome et le Perse l'un contre l'autre en promettant mon appui aux deux joueurs. Ce que j'espérais se produit : ils se neutralisent au nord de la carte. Le Perse me menace directement, mais l'attaque égyptienne le fait changer d'avis. Rome ne sort pas ses flottes et Carthage en profite « honteusement ». Il faut que je change d'allié : Rome va se faire bouffer tout cru et si je n'en profite pas moi-même, Carthage sera trop puissante une fois que Rome sera tombée. Dès l'automne, je décide le Romain à sortir et je m'associe avec Carthage. La man'uvre réussit et je prends trois centres d'un coup pour deux à Carthage.

    An 03 : Rome se rebiffe et tente de se défendre, mais mon association avec Carthage est efficace. C'est une année difficile pour moi : Carthage grossit encore tandis que je ne fais que me défendre. Et le Perse, probablement tenté par quelqu'un d'autre, envoie une armée au c'ur de mon territoire. Heureusement, mes centres sont couverts. Je le menace du pire s'il ne recule pas immédiatement. Pendant ce temps-là, il continue à perdre du terrain face à l'Egypte. Décidément, je ne comprends pas sa tentative d'invasion.

    An 04 : Après avoir décidé le Perse à reculer et l'avoir comblé de paroles appaisantes, je décide de le punir et de ne pas laisser l'Egyptien profiter seul de la manne céleste. Carthage grossit encore et trahit son engagement : notre partage de Rome tourne en sa faveur. Comme je suis écartelé entre deux fronts, j'ai un peu de mal à confirmer mon bon départ : Carthage se goinfre sur Rome et l'Egypte dépèce la Perse tandis que je récolte difficilement les centres périphériques. En plus, Carthage et l'Egypte ont l'air de s'entendre comme larrons en foire. j'ai beau inciter l'Egyptien à ouvrir un nouveau front au sud, il ne veut rien entendre.

    An 05 : Finalement, je décide de continuer à faire profil bas. l'Egyptien semble accepter l'idée qu'après avoir conquis la Perse au complet, il devrait plutôt faire attention à Carthage qu'à mon insignifiante petite personne. Le Perse s'acharne à vouloir se venger de moi et ne fait que précipiter sa perte. De l'autre côté, Rome possède un instinct de survie plus développé et une nouvelle alliance naît entre nous. Un peu bancale, mais c'est le prix de notre survie à tous les deux. Nous arrivons à détruire une armée carthaginoise et je parviens à reprendre Naples. Mais Carthage prend Rome en échange ? Petite victoire. Mais grâce au retournement de l'Egyptien, Carthage accepte une trêve et me laisse Naples au prix d'un statu quo. Je ne lui promets qu'une chose : ne pas l'attaquer directement. Mais je ne peux évidemment pas trahir mes engagements envers l'Egyptien, sous peine de m'en faire un ennemi. Et puis, il faut bien l'avouer : voir Carthage dans la m' me console un peu de sa petite trahison sur le partage de Rome.

    An 06 : Carthage, sentant le vent tourner contre lui, me fait une offre très généreuse : il m'abandonne toute l'Italie (sauf la Sicile) ainsi que Massilia si je m'allie à lui contre l'Egyptien. la disparition de la Perse qui occupait les unités du Pharaon à l'est me laisse entrevoir une menace sur mon flanc le moins bien défendu. De plus, les nombreux messages agressifs de l'Egyptien qui me soupçonne sans arrêt de trahison et qui me demande des comptes à tout bout de champ m'énervent prodigieusement. Quand je vois que lui-même stationne depuis plusieurs tours une flotte à l'entrée de la mer Egée, devant Miletus non défendue, je trouve qu'il pousse le bouchon un peu loin. Dans une dernière négociation, j'obtiens de l'Egypte que cette fameuse flotte recule. C'est un quitte ou double : s'il décide de me trahir, je suis perdu. Heureusement, elle recule ! Mais, alors que je me couvre contre une éventuelle trahison, tout en rapatriant une armée vers le front, mon allié égyptien m'envoie un message incendiaire où il m'insulte ouvertement (une « insulte » diplomatiquement parlant, bien entendu, ses mots sont restés tout à fait polis). Tant pis pour lui. Je décide d'accepter l'offre de Carthage. C'est l'orgie : j'entre dans trois nouveaux centres, laissés vides devant mes glorieuses unités !

    An 07 : Aïe ! l'erreur d'ordres stupide !!! Voulant soutenir Carthage contre l'Egypte, je soutiens le contraire ! j'essaie de rattraper le coup avec les deux. Carthage accepte mes excuses, à condition que je me rattrape. l'Egypte ne voit qu'une chose : j'ai violé la frontière que nous avions tracée entre la Perse et la Turquie. Peu importe que je l'aie soutenu en mer : c'est impardonnable. j'essaie de le convaincre, mais il n'en démord pas. Et en fait, il n'a pas tort, pour une fois : c'est bien le moment de ma trahison. Je gagne le jeu de devinettes à l'est et je prends Antioche tandis que l'armée égyptienne tente de couvrir Damas. De même, je convoie des renforts au nord est, pour éviter de me faire prendre à revers par cette même armée, et je soutiens enfin la flotte carthaginoise. l'année se termine plutôt bien, finalement. Hélas, l'Egypte décide de tout lancer sur moi et abandonne le terrain durement conquis à Carthage. Un peu ce que Carthage vient de faire avec moi, quoi ? Il faudra que je reste vigilant.

    An 08 : C'est la débandade au sud : Carthage progresse comme dans du beurre. Heureusement, notre statu quo à l'ouest semble tenir. Mais je laisse prudemment toutes mes unités en place, au cas où il reviendrait. C'est la guerre en Perse. l'Egyptien est arrivé avec toutes ses flottes. Je décide donc de lui laisser Antioche et les côtes, et de prendre plutôt Damas et l'intérieur des terres. En effet, moi, je suis surtout venu avec des armées. Coup de bol pour moi, l'Egyptien ne voit pas le coup venir et je détruis une de ses armées.

    An 09 : Ca commence à sentir le roussi pour moi : l'Egypte continue sa fuite en avant et Carthage n'a plus besoin de moi pour se goinfrer. j'essaie un dernier coup de diplomatie et je révèle nos plans à l'Egyptien gratuitement, sans rien demander en échange, en espérant qu'il puisse se protéger (et freiner ainsi, sans en avoir l'air, l'avance de Carthage). Hélas, il ne veut rien entendre et Carthage continue son avance. Et ses nouvelles unités repartent vers l'Italie, bien entendu, où ma position défensive est moyennement assurée. Pendant ce temps-là, je continue ma progression en Perse et je reprends Antioche.

    An 10 : l'Egyptien abandonne, mais je n'en suis pas certain. Résultat ? Je joue en prenant un luxe de précautions et de soutiens pour assurer mon avance face à une Egypte moribonde, tandis que je laisse un peu trop de libertés à Carthage. Quelle erreur : j'ai laissé Carthage entrer en Mes !!! Dans ma position, c'était la seule zone qui lui permettait de reprendre Naples. Heureusement, il choisit une autre stratégie (ou il ne le voit pas), en envoyant ses flottes vers la mer Egée. Heureusement pour moi, je l'avais prévu et je réalise le contre parfait. Les deux centres que je prends à l'Egypte me permettent de compléter mon objectif juste à temps, car Carthage revient très fort à l'Ouest et je ne suis pas vraiment en position pour le retenir.


    Quelques commentaires pays par pays :

    Rome : désolé d'avoir dû te trahir si tôt, mais j'ai vraiment eu peur de l'avancée de Carthage et du manque de réactions de tes flottes. La partie n'a pas dû être très drôle après les deux premiers tours.

    Perse : ton indécision t'a coûté cher. Je préfère un ennemi avec qui je peux me battre puis tenter de m'entendre qu'un allié tiède qui tente de faire des petits coups dans le dos : avec le premier, au moins, je sais à quoi m'en tenir. Et l'incertitude de ta position me donnait encore plus envie de te détruire le plus vite possible. Mais en toute amitié, bien entendu J

    Egypte : Ah ! Je comprends que tu m'en aies voulu. Quelques beaux succès, surtout contre le Perse, suivi de quelques revers (surtout contre moi ?) Une belle partie quand même de ta part, sincèrement.

    Carthage : mon meilleur ennemi ainsi que mon allié si prévisible et si talentueux ! A travers tous nos messages, nous avions toujours tout compris de la stratégie générale l'un de l'autre (c'est pour ça que j'écris « si prévisible ») mais nos mouvements sur le terrain étaient souvent surprenants. Sans nul doute, le « gros morceau » pour moi, probablement parce que notre alliance contre Rome nous aura mis face à face aussi tôt dans la partie, et pour une lutte aussi acharnée. Naples doit vraiment être un champ de ruines, après toutes ces batailles ?

    Arbitre : un arbitrage impeccable selon moi. Rigoureux mais patient, rapide et sans erreur. Toutes mes félicitations et encore merci !